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# Posté le mardi 23 septembre 2008 16:33

CONCOUR DE NOUVELLES OCTOBRE2008

CONCOUR DE NOUVELLES OCTOBRE2008
Le premier concour de nouvelles ...

le thème: "L'automne dans tous ses etats"

les ecrivains :
kath-J-ZEN 109860
ID-B-ZEN 50497
k
laireth-B-ZEN 103011
l
ovErßBoY-O-ZEN 110876
titelunat-V-ZEN 104968
Pelisse-B-ZEN 9355

merci à eux davoir participé...a present voici leurs textes
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 06:38

recit n°1

L'automne
*****
*******

Salut
! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feui
llages jaunissants sur les gazons épars !
Sal
ut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Conv
ient à la douleur et plaît à mes regards !

J
e suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernre fois,
Ce sol
eil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A
ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des
lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pl
eurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
J
e me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terr
e, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je
vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air
est si parfumé ! la lumière est si pure !
Au
x regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je
voudrais maintenant vider jusqu la lie
Ce ca
lice lé de nectar et de fiel !
Au f
ond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-
être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un
retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Pe
ut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Au
rait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi,
je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'ex
hale comme un son triste et mélodieux.
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# Posté le jeudi 30 octobre 2008 17:09

recit n°2

L'automne dans tous ses états...
******
*******************************

Les
arbres qui se dénudent, le ciel qui s'assombrit, l'air qui se rafraîchit, pas de doute, c'est l'automne qui pointe le bout de son nez.
Coincée entre l
es deux saisons mères de notre hémisphère, l'automne essaye de se créer un chemin, de s'incruster, comme si, à un moment donné, elle en avait eu assez de n'être que l'intermédiaire, la jonction entre l'été et l'hiver. Du coup, elle emprunte du temps à son ami chaud et s'attarde sur les mois de son pote glacial. Ainsi, elle nous procure à nous, les êtres humains, deux sentiments contrastés. Le premier, la frustration d'un été raccourci au profit de la pluie et du temps tout gris. Le second, la satisfaction d'un hiver raboté en beauté par cette saison pas assez chaude mais vraiment pas du tout trop froide.
Ce petit moment de répits, nous offre la possibilité de charmantes promenades au c½urs des bosquets ou forêts, ayant trouvé le charme et la beauté d'un être nu au milieu d'un décors paradisiaque sans que cela n'ait une connotation perverse ou quoique ce soit (je parlais des arbres !). Durant ce petit loisir familial ou amical, chacun en aura pour son compte, les enfants pourront sauter dans les tas de feuilles fraîchement tombées, les parents respirer l'air pure de cette verdure brunie, les amoureux s'enlacer sur les bancs publics, les personnes plus âgées simplement se retirer du brouhaha quotidien afin de trouver le calme et de se ressourcer au son du vent et du bruit naturel que personne ne peut empêcher.
L
'automne est même l'occasion de célébrer la mémoire de nos proches partis trop tôt dans un monde lointain où l'on ne sait même pas si les saisons y sont encore présentes. Cette fête que certains disent morbide, l'automne s'occupe de la rendre vivante à travers son inconditionnelle pluie du 1er novembre et le vent qui fait que tout ceux qui ont eu congé durant ce petit week-end reviennent au boulot ou à l'école en se souvenant que l'automne n'est pas l'été ! Cette saison, veut vraiment se démarquer des autres en donnant cette saveur si particulière aux mois de (mi-)septembre, octobre, novembre et début décembre. Elle offre bien souvent des souvenirs que chacun mettra dans un coin de sa mémoire en se disant « ah tient, c'était l'automne ».
Cette
saison tenue en sandwich entre les deux géantes a le mérite d'exister et de nous rendre nostalgique sur l'été qu'on vient de passer, ou de nous rendre rêveur sur l'hiver que nous allons vivre...
Voilà pour
quoi, bien qu'elle ne soit pas toujours réjouissante, disons merci à l'AUTOMNE pour ce qu'elle nous offre chaque année.
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# Posté le jeudi 30 octobre 2008 17:12

recit n°3

Trois petits cailloux
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Trois
petits cailloux au fond de sa poche
Un blanc, un b
run, le troisième ocre.
Trois petites pierres polie
s par les flots du ruisseau.
L'enfant les a ramass
és bien précieusement, comme des trésors, ses trouvailles.
Et toute la folie du monde n'a à ses yeux p
as plus d'importance que le poids de ces petites présences.
Elles déforment légèrement la doublure de
son pantalon.
Il les touche du bout des doigts, le
s caresse pour vérifier leur existence.
Elles ont
chauffé contre son corps, elles lui renvoient une douce chaleur. Elles s'entrechoquent à chacun de ses pas, d'un doux cliquetis, caresse pour ses oreilles.

Il sourit.

Il hume l'air, respire ce parfum
âcre des sous-bois.
Il avance pas à pas dans la for
êt. Et la forêt l'accueille.
A chaque crépitement
des branches sous ses pieds, le petit peuple retient son souffle.
L'enfant regarde la feuille de chât
aigner virevolter et se poser délicatement près de lui
Il ne voit pas la fée cachée au creux de celle
-ci. Elle a la même couleur orangée, elle s'est laissée bercer par la descente, elle rit de bonheur, ébouriffée par le vent de l'automne... et ce rire cristallin résonne jusqu'aux oreilles de l'enfant.
Même s'il ne les voit pas, il sait la magie de la forêt, il croit aux petits êtres qui vivent là, il espère bien qu'un jour ils lui feront suffisamment confiance pour se dévoiler en sa présence.

L'enfa
nt s'enfonce dans la densité des bois, il sait exactement où il va. Les battements de son c½ur s'accélèrent, une douce ivresse l'envahit, l'excitation de retrouver cet endroit, l'appel de l'herbe verte, l'envie de se laisser caresser par des rayons de soleil, éblouir par les couleurs des feuilles, emporté par l'odeur végétale...
Il vérifie que les petit
s cailloux sont toujours dans sa poche. Un, deux, trois, ils sont bien là. Il sourit encore, il sourit aux branches qui le touchent, il ferme un instant le yeux et sent sur son visage la sensation d'un fil... toile d'araignée ou présence de fée? Il s'arrête un instant, écarquille les yeux et observe... écoute... ne voit rien... Il reprend sa route.

Il
est impatient d'arriver, il est inquiet aussi. L'appréhension lui noue l'estomac. Comment sera la clairière? Comment sera l'arbre? Chaque rencontre est différente, la nature est tellement changeante.
Ce
la fait trop longtemps qu'il n'est pas venu, les dernières vacances c'est si loin déjà... Et si ça avait changé ? Si quelqu'un était venu et avait souillé le vert de l'herbe ?
Il sort des sous-bois, ave
uglé. Ses cheveux sont de l'or incandescent... Il cligne des yeux un instant, inondé de lumière, puis il le voit.

Majestueux
, serein, calme... L'arbre l'attend.

L'enfant se sent si petit, mais en même
temps si fort. Il sert un peu plus fort les petits cailloux dans sa poche. Il s'approche doucement et l'arbre l'accueille d'un grand coup de vent dans ses branches. L'enfant écoute l'arbre, l'enfant sent qu'il est content de le revoir , l'enfant sourit.

L'enfant sort de sa poche les trois petites pier
res. Il les regarde dans le creux de sa main, observe les reflets du soleil sur leurs surfaces polies... Puis il les dépose délicatement toutes les trois au pied de l'arbre, dans l'anfractuosité à la base de ses larges racines. Son cadeau à la nature, son présent aux lutins, son trésor pour les elfes...
Le vent s'engouffre dans les branches et des dizai
nes de feuilles dorées s'envolent et s'éparpillent autour de l'enfant pour le remercier de son offrande. Et l'enfant ne peut s'empêcher de rire et danser dans ce tourbillon scintillant...

Il est heureu
x
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# Posté le jeudi 30 octobre 2008 17:14